Surplus de commande, perte de mise en œuvre, casse... Il existe de multiples causes de majoration des quantités nécessaires à la réalisation d’ouvrages élémentaires. Le Blog du bâtiment Batappli vous explique pourquoi il ne faut pas les oublier.
Surplus de commande, perte de mise en œuvre, casse... Il existe de multiples causes de majoration des quantités nécessaires à la réalisation d’ouvrages élémentaires. Le Blog du bâtiment Batappli vous explique pourquoi il ne faut pas les oublier.
Pour commencer, souvenez-vous qu’il est possible dans Batappli d’agir sur la globalité d’un document. En cliquant sur la touche «% Ajuster» située en bas de votre document, vous pouvez décider d’appliquer un pourcentage de majoration, par exemple sur les fournitures d’un devis. Mais cela ne concerne que les prix de vente, pas les quantités.
Pour agir sur ce point, deux solutions s'offrent à vous : ajuster dans chaque devis la quantité de chacun ligne selon les conditions propres à un chantier, ou bien modifier l’ouvrage concerné directement dans votre bibliothèque. Dans ce cas, vous aurez l’assurance que votre coefficient de pertes sera toujours bien appliqué.
Mais de quoi s'agit-il exactement ? Que les choses soient claires : ce billet ne vise pas à vous pousser à facturer plus de matériaux que nécessaire ! En revanche, il faut intégrer dans vos études de prix différentes majorations de quantités, car un chantier de 100m2 ne correspond pas toujours à 100m2... La plupart du temps, ces majorations sont détaillées par le fabricant dans ses instructions de mise en œuvre. Elles s’appréhendent aussi par l’expérience métier : tout carreleur sait qu’il aura en moyenne 15% de pertes sur ses découpes...
- Les pertes de mise en œuvre sont ainsi l’une des causes de majoration. Et il ne s’agit pas forcément de perte lors de la mise en œuvre. Il peut aussi s’agir de l’eau qui ravine et emmène le tas sable ou d’un gros coup de vent qui le disperse. Pensez également aux chutes, par exemple d’enduit en bas d’un mur, aux fins de rouleaux de peinture ou au fonds de bétonnière inutilisés.
- La casse est une autre cause de perte : pendant la mise en œuvre, mais aussi lors de l’approvisionnement : des tuiles sur la palette au cerclage trop serré peuvent être cassées sans que l’on s’en aperçoive...
- La surconsommation est une autre cause rendant nécessaire un ajustement des quantités selon les règles ou procédés de mise en œuvre. Par exemple, un chantier d’étanchéité ou d’isolation ne correspondra pas à la surface nette de l’ouvrage réalisé, puisque pour être efficace le matériau nécessite un recouvrement, par exemple des bandes d’écran en sous toiture. Autre exemple de surconsommation : l’application d’une peinture sur un enduit brut qui, en toute logique, « boit » la peinture et donc nécessite plus de passes que sur un autre type de support.
- Les surplus de commande sont enfin à prendre en considération. Ils se multiplient d’autant qu’il est parfois plus avantageux de se fournir en grand conditionnement car cela baisse le prix unitaire. Parfois, la quantité que l’on achète est imposée par le fournisseur, même si elle ne correspond pas à la quantité nécessaire pour le chantier. Dans ce dernier cas, il faut distinguer si le surplus constitue une perte définitive (par exemple si le conditionnement rend impossible une réutilisation même partielle du matériau) ou s’il peut servir sur un autre chantier, après stockage ou en parallèle, en totalité ou avec une légère perte tout de même.
Ces différentes situations démontrent qu’il est utile d’effectuer des statistiques à la fin de chaque chantier puis d’en déterminer le coefficient de pertes en comparant les quantités mises en œuvre par rapport aux quantités approvisionnées, déduction faite des quantités réutilisables. Ce coefficient sera à appliquer en fonction des caractéristiques de chaque chantier ou d’un ouvrage élémentaire spécifique, bien que rien ne vous empêche de globaliser votre constat, comme le fait notre carreleur avec ces 15%.
Si utile, nous vous rappelons qu’il faut aussi penser à intégrer les coûts d’approvisionnement (frais de livraison, consignation de palette, etc.), notamment s’il vous faut pour des raisons de planification de mises en œuvre des matériaux ou de manque de place sur le chantier, et que vos livraisons sont échelonnées.
Pour finir sur une note de sage conseil, l’analyse de vos chantiers peut aussi aider d’un point de vue managérial. Vous pouvez inciter vos salariés à plus d’économies ou de rigueur par exemple dans leurs dosages. Et pourquoi ne pas envisager une formation technique ? De tels stages sont parfois proposés gratuitement par les fabricants ou même par votre fournisseur de matériaux lors de journées dédiées : renseignez-vous !
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