
Dans le cadre des Assises du bâtiment, le gouvernement a annoncé une première salve de 13 mesures pour aider les entreprises du BTP face à l’inflation et les accompagner dans leur transition écologique.

Pas moins de trois ministres – Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Olivia Grégoire, en charge des PME et Olivier Klein, en charge de la ville et du logement – et plus de 200 représentants du bâtiment se sont mobilisés aux Assises du BTP.
Après deux mois de négociation et une centaine de propositions, le gouvernement vient d’annoncer le détail des 13 premières mesures pouvant entrer en vigueur sans délai.
Pour l’ensemble des marchés publics passés avec les PME, les seuils planchers des avances ont été relevés de 20 à 30% de manière à réduire les tensions de trésorerie. Cette mesure ne concerne pas pour l’instant les collectivités locales. En parallèle, le gouvernement étudie les modalités d’un remboursement plus progressif de ces avances.
Mis en place pendant la crise sanitaire, le gel par l’Etat des pénalités de retard est prolongé et un guide des bonnes pratiques va être édité afin que les « PME ne soient pas injustement pénalisées par les retards d’approvisionnement » a annoncé Olivia Grégoire.
Face à l’augmentation des prix des matériaux et aux difficultés d’approvisionnement, le Conseil d’Etat a autorisé la modification du prix des marchés en cours d’exécution. Une circulaire va préciser dans les prochains jours les démarches à entreprendre.
Une fiche pratique est déjà mise en ligne :
Pour améliorer la prévisibilité des matières premières, une mission va être confiée au médiateur des entreprises.
L’exécutif a pérennisé à 100 000 € le seuil en dessous duquel les marchés publics sont exemptés d’appels d’offres. Pour rappel, le seuil initial était de 40 000 € mais il avait été porté temporairement à 70 000 € puis 100 000 € pendant la crise sanitaire.
Parallèlement, pour éviter l’inflation des coûts, le délai entre l’obtention d’un marché public et le démarrage effectif des travaux a été raccourci de 6 à 4 mois.
Nouveau point d’étape : printemps 2023
D’autres mesures ont été proposées pour améliorer la mise en œuvre des obligations règlementaires et écologiques qui pèsent sur les entreprises, avec notamment la prolongation du label RGE au-delà du 31 décembre 2022.
D’ici la fin de l’année, d’autres mesures pourraient faire l’objet de nouvelles annonces.
Mais trois thématiques essentielles restent encore à étudier : la formation des prix (transparence, garantie de prix raisonnables…), le développement de formation sur le numérique et l’environnement, et la transition énergétique.
Les concertations se poursuivent entre les différentes parties et devraient donner matière à de nouvelles propositions, au printemps prochain.
Une facture impayée est une réalité que tout artisan du bâtiment rencontre tôt ou tard. Dans le BTP, les retards de paiement sont particulièrement fréquents : acompte non versé avant le démarrage, solde bloqué en fin de chantier, retenue de garantie contestée… Savoir rédiger un courrier de relance efficace - au bon moment, avec le bon ton - est une compétence essentielle pour protéger votre trésorerie.
Ce guide vous donne tout ce dont vous avez besoin : définitions, calendrier de relance, modèles de lettres et d'emails (pour particuliers et professionnels), et conseils spécifiques au secteur du bâtiment.
Un chantier livré, une facture envoyée, et pourtant le règlement tarde. Dans le bâtiment, les retards de paiement sont l'une des premières causes de tension sur la trésorerie des artisans et PME BTP.
Connaître les délais légaux de paiement vous permet de fixer des échéances claires, d'anticiper les relances et de protéger votre activité.
Les délais de paiement font partie des informations à maîtriser pour établir une facture conforme dans le bâtiment.
Voici les règles essentielles à connaître.
Dans le bâtiment, la rentabilité d'un chantier se joue dès la rédaction du devis. Pourtant, une confusion entre ces deux indicateurs suffit à fausser vos prix de vente et à rogner votre rentabilité sans que vous vous en rendiez compte.
Le taux de marge et le taux de marque mesurent tous les deux votre marge. Mais une mauvaise lecture peut vous faire croire que vous êtes rentable alors que vous ne l'êtes pas.
Comprendre cette différence vous permet surtout de savoir quel indicateur utiliser dans vos devis.